Alain Sourigues en concert le 17 novembre 2018 à 20h30

 

 

Alain Sourigues en concert

le Samedi 17 novembre 2018 à 20h30

Artiste aux multiples talents (écriture et chanson) SOURiGUES promène depuis plus de dix ans ses chansons et son humour dans toute la France.
Outre les nombreux spectacles donnés dans les café-théâtre, festivals et salles de concert du grand Sud-Ouest, de France et d’ailleurs, le Landais SOURiGUES a assuré les premières parties de Léo Ferré, Paul Préboist, Roland Magdane, Lény Escudero et Maxime Le Forestier. Il est l’auteur de deux recueils d’aphorismes, intitulés « Moi, Dieu et les autres » et « Le calendrier despote ou la vie et tout ce qui s’enfuit », publiés aux Editions de la Crypte. « Cet humoriste chansonnier, dont l’esprit mordant et l’inspiration surréaliste s’épanouissent sur un terreau aussi poétique que personnel, mêle la chanson et le monologue satirique avec un bonheur contagieux » (in Le Devoir, Montréal, 2001). A méditer ? : «Même quand ils voient juste, les borgnes n’ont qu’à moitié raison », « Il vaut mieux passer sous une échelle que sous un camion », « Pour moi, écrire est un besoin, tout comme respirer. Cela dit, je tiens beaucoup plus longtemps sans écrire que sans respirer ».

Repéré aux Rencontres d’Astaffort en 2001, cet amoureux des mots, poète et trublion offre ses chansons avec élégance et générosité, installant de suite une complicité avec le public. Son tour de chant est en effet ponctué de notations burlesques dans lesquelles la poésie affleure souvent ; entre comédie sociale et désastre quotidien, humour et jeux de mots.

L’homme de lettres qu’il est (notons qu’il fut jadis facteur, à en distribuer en abondance) jongle avec le verbe sans jamais faire tomber le moindre mot. Avec son physique de mousquetaire, il foudroie l’air de sa verve comme d’Artagnan le faisait de son épée. Son spectacle est l’exacte rencontre, la fusion, entre un one-man show d’humoriste et un tour de chant. Qui plus est brillant, excitant, exaltant. Sans répit. De La rue de la poupée qui tousse à l’antre très fréquentée de Séguéla (pour un fameux Diner de cons méga-sponsorisé), il occupe l’espace-temps de ses mots judicieux, ses saillies, ses réparties sans jamais se départir de sa coutumière élégance. Car le monsieur a la politesse du mot qu’il aime bien servir, cajoler ou culbuter, parfois en simultané. Ça brille, ça virevolte avec une dextérité de la verve qui nous épate (mais c’est du Panzani !), qu’on lui envie. Il se met en scène en Auguste, et c’est bien ça. Auguste comme un clown, Auguste comme un empereur, rodé Rodin à la sculpture de verbe. Alors, quand il nous dit filer un mauvais coton, ça ne va pas de soie, même si « J’me suis levé du pied gauche / Marché dedans du pied droit / j’ai eu un trou dans ma poche / Et bâclé mes signes de croix… »

On dirait bien que sa prestation agit sur nous comme un poing sur la gueule mais Sourigues nous a déjà devancés. Le poing sur la gueule est justement un de ses sketches-chansons qui, même et surtout ganté, uppercut plus encore que d’autre, particulièrement les spectateurs du premier rang souvent sollicités qui connaissent ainsi et à leur tour les joies de l’intermittence sans passer par la case Assedic. Chanteur ou boxeur, le Sourigues ? Dans le rendu, ça prête à contusions.

Certes c’est la vedette, même l’idole pour certaines de ses fans, mais Sourigues n’est pas Sourigues tout seul : c’est la complicité (dois-je dire aussi la perfection) d’un remarquable trio qu’il forme avec Jules Thévenot, à la guitare et au banjo, et Jean-Michel Martineau, à la basse et à la flûte. Ces deux là font même humour de leurs notes, qui toujours tombe à point nommé.

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