FRÉDÉRIC BOBIN EN CONCERT

SAMEDI 23 NOVEMBRE A 20H30

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ou sur le site de hello Asso

 

Tarif : Plein ; 12 € – Adhérents : 10 € et Prix libre pour Allocataires Pôle Emploi, RSA et Cotorep

« Entre chanson française et influences anglo-saxonnes, le chanteur lyonnais marche sur un fil mélodique et gracieux. (…) On pense à Yves Simon, Alain Souchon ou Kent, son ami lyonnais avec lequel il a enregistré un duo sur son nouvel album »

 

 

« Le soir tombe / Et je n’ai pas changé le monde… » A la question mille fois ressassée, les frères Bobin (Philippe le parolier, Frédéric le compositeur et interprète) pourraient répondre :  non, la chanson ne peut changer le monde. Tout au plus interpeller les hommes, agir sur leur conscience. Et « Tant qu’il y aura des hommes / On pourra espérer »... Bien que d’évidence elle le soit, bien plus profondément que l’artifice ou le fard de certains artistes qui font profession de la révolte, la chanson des Bobin n’est pas engagée : elle se heurte simplement, parfois, aux fracas du monde, à sa folie. Elle est engageante et c’est déjà ça, charriant sa mélancolie, ses regrets. Et délivre, au passage, non des messages mais plutôt des images, des paysages faits de lieux, d’êtres se mouvant, émouvants. Des souvenirs, des faits, et l’empreinte de sentiments. Elle tente d’être utile, de « chanter pour les hommes oubliés ».

frederic-bobin-les-larmes-d-orCette nouvelle livraison c’est à peu près ça : un album de photos. Des tirées de la presse (« des guerres de cent ans / des guerres de six jours / des fontaines de sang / et des comptes à rebours… »), d’autres d’une collection personnelle (« j’ai repris le chemin que j’empruntais hier ») qui parfois collent au plus près de nos frangins, de leur enfance. Des photos, des films, au Super 8« Toutes les photos jaunies / ont soudain rajeuni / silhouettes étrangères et parfois familières », de celles qui hantent et traversent des chansons qui sont comme autant de maisons, parfois des tours, de Babel ou pise encore. Il y a beaucoup de compassion ici. Et de passion là, par « les étreintes intermittentes / les baisers qui s’impatientent / comme des escales exquises / entre Cythère et Venise ». De « possibles trajets / comme des lignes de chance ». L’esprit de l’auditeur peut s’égarer à l’écoute de Bobin, recomposant mentalement des chansons en combinant entre elles leurs vers. Tout fait sens dans des textes en apparence très différents, en apparence seulement. D’où se dégage, dans l’extrême musicalité des mots, la délicatesse des mélodies, une sérénité que peu peuvent se permettre en chanson. Tout fait son dans une épure classieuse, élégante. Dieu que ce folk-singer de Bobin est doué, qu’il réveille en nous des émotions, des goûts de nous.

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